
Le visa investisseur en Colombie (inversionista)
Obtenir la résidence par l'investissement : immobilier ou société, seuils et démarche.
Le visa investisseur en Colombie, officiellement le visa Migrante inversionista (M-6), permet d'obtenir un titre de séjour, puis la résidence, en investissant dans le pays. Deux voies s'offrent à vous : l'immobilier ou une société. Cette page traite du volet immigration (seuils, durée, démarche) ; l'acte d'investir lui-même est détaillé dans nos guides dédiés. Montants à jour, indexés en 2026.
Le visa investisseur, pour qui ?
Le visa inversionista (M-6) s'adresse à ceux qui souhaitent s'installer en Colombie via un investissement : achat immobilier, création ou prise de participation dans une société. C'est une option prisée des entrepreneurs, des investisseurs immobiliers et de tous ceux qui veulent coupler un projet économique avec un projet de vie.
Son grand intérêt : il ouvre la voie à la résidence permanente tout en plaçant son capital dans un pays au fort potentiel de croissance et au coût d'entrée raisonnable comparé aux « golden visas » européens. À bien distinguer, ici, du geste d'investir (acheter, monter une société), traité dans nos pages immobilier et créer une société : cette page se concentre sur le volet visa.
Les deux voies d'investissement
Le seuil d'investissement, indexé sur le salaire minimum colombien (SMLMV), diffère selon la voie choisie :
Immobilier
≈ 350× salaire minimum
de l'ordre de 110 000 € (2026)
Acheter un ou plusieurs biens immobiliers en Colombie au-dessus du seuil. Souvent le chemin le plus simple et le plus tangible.
Guide immobilier →Société / capital
≈ 100× salaire minimum
de l'ordre de 32 000 € (2026)
Apporter du capital dans une société colombienne (création ou participation). Le seuil est plus bas, adapté aux entrepreneurs.
Créer une SAS →Investir dans l'immobilier
C'est la voie la plus simple et tangible. Il s'agit d'acheter un ou plusieurs biens immobiliers en Colombie dont la valeur totale dépasse le seuil requis, de l'ordre de 350 fois le salaire minimum colombien (soit environ 110 000 € en 2026, montant à réactualiser chaque année). L'investissement doit être réalisé via les canaux officiels de change et enregistré à la Banque de la République.
L'avantage : votre capital est placé dans un actif concret, potentiellement locatif, tout en vous ouvrant le visa. Prix par ville, processus d'achat (promesa, escritura, registro) et pièges à éviter sont détaillés dans notre guide de l' immobilier en Colombie.
Investir dans une société
L'autre voie consiste à apporter du capital dans une société colombienne (créer votre propre SAS ou prendre une participation), au-dessus d'un seuil plus bas, de l'ordre de 100 fois le salaire minimum (près de 32 000 € en 2026). C'est la porte d'entrée des entrepreneurs : on combine alors projet économique et titre de séjour.
L'investissement doit être formalisé et déclaré (immatriculation au RUES, apport en capital enregistré). La création d'une société colombienne, ses étapes et sa fiscalité sont expliquées dans notre guide créer une SAS en Colombie.
Durée, démarche et documents
Le visa inversionista est délivré pour une durée pouvant aller jusqu'à 3 ans, renouvelable. Le cœur du dossier est la preuve de l'investissement : selon la voie, l'escritura et le certificat de propriété (immobilier) ou l'immatriculation au RUES et le certificat d'apport en capital (société), plus l'enregistrement du change auprès de la Banque de la République.
La demande se fait en ligne sur le portail de la Cancillería, avec les documents habituels (passeport, photo, formulaire) et les justificatifs d'investissement. La procédure complète, les prix et les délais sont sur notre page pilier visa pour la Colombie.
Du visa investisseur à la résidence
Comme tout visa Migrante, l'inversionista mène à la résidence permanente (visa R) après plusieurs années de séjour (souvent cinq), à condition de maintenir l'investissement et de remplir les critères. Entre-temps, vous obtenez votre cédula de extranjería dès l'arrivée avec un visa de plus de trois mois, et vos identifiants fiscaux si vous exercez une activité. On explique tout dans notre guide cédula, NIT et RUT. Attention : si vous revendez le bien ou retirez votre capital avant l'échéance, votre statut peut être remis en cause.
Fiscalité de l'investisseur
Investir et résider en Colombie a des implications fiscales : au-delà de 183 jours de présence, vous devenez résident fiscal colombien, imposable sur vos revenus mondiaux. S'ajoutent l'imposition des revenus locatifs, des plus-values à la revente et, pour une société, l'impôt sur les bénéfices. La convention fiscale France-Colombie (2022) organise la répartition avec la France. C'est un domaine à ne pas improviser : on en pose les principes dans notre guide de la fiscalité en Colombie, à valider avec un fiscaliste.
Avantages et points de vigilance
Le visa investisseur cumule les atouts : résidence à la clé, rendement potentiel de l'investissement, et un ticket d'entrée bien plus abordable que les golden visas européens. Mais il exige de la rigueur :
- Sécurisez l'investissement : titres immobiliers vérifiés, statuts de société solides, via un avocat indépendant. C'est votre capital qui est en jeu.
- Respectez les canaux officiels de change et d'enregistrement, indispensables pour la validité du visa et une future revente.
- Anticipez le risque de change euro / peso, qui peut affecter la valeur de votre investissement et le franchissement des seuils. Nos repères sur le change et l'argent en Colombie.
- Maintenez l'investissement pendant la durée requise pour ne pas fragiliser votre statut.
Bien accompagné, le visa investisseur est une voie solide pour allier placement et installation. Mal préparé, il expose à des déconvenues. Le réflexe gagnant : un avocat d'affaires et d'immigration qui coordonne les deux volets.
Questions fréquentes sur le visa investisseur
Investir et s'installer en Colombie ?
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